Milan superpose deux dispositifs qui n'obéissent pas à la même logique : l'Area C est un péage à 7,50 € par jour dans la Cerchia dei Bastioni, l'Area B une interdiction par classe environnementale, bien plus vaste et sans billet. Payer le premier ne règle pas le second.
Le péage : 7,50 € par jour dans les Bastioni
7,50 € par jour pour un véhicule ordinaire à l'intérieur de la Cerchia dei Bastioni, du lundi au vendredi de 7 h 30 à 19 h 30, jours fériés exclus.
| Ticket Area C | Euros |
|---|---|
| Véhicule ordinaire, par jour | 7,50 |
| Résidents inscrits, à partir de la cinquante et unième entrée de l'année | 3,00 |
| Véhicules de service et voitures rejoignant un garage dans la zone | 4,50 |
| Régularisation tardive, jusqu'à minuit le septième jour suivant l'entrée | 22,501 |
Le tarif est en vigueur depuis le 30 octobre 2023. Passé ce délai, ce n'est plus une régularisation mais une sanction.
L'interdiction : une zone à basses émissions, sans ticket
L'Area B est une zone à basses émissions, et non un péage : aucun billet n'y est vendu. Elle interdit l'accès selon la classe environnementale du véhicule, sur un calendrier progressif d'interdictions.
La ville indique que le dispositif agit sur 65 % des émissions annuelles du trafic routier milanais. Son périmètre est bien plus large que celui de l'Area C.
Les véhicules qui seraient exclus disposent d'une dérogation, MoVe-In, un boîtier télématique régional qui compte les kilomètres parcourus au lieu d'interdire le véhicule. Elle se demande à l'avance, pas au portique.
Les deux se cumulent, et c'est là que ça coûte cher
Deux dispositifs indépendants s'appliquent au même trajet : un ticket Area C payé ne rend pas légal un véhicule interdit en Area B, et inversement.
Pour une voiture de location, la question à poser au comptoir est donc double : la classe environnementale du véhicule, et sa compatibilité avec l'Area B. Le contrat de location ne le dit pas de lui-même.
Pour un véhicule immatriculé hors d'Italie, la vérification est encore plus importante, parce que la correspondance entre normes européennes et classes italiennes n'est pas affichée à l'entrée.
Le contrôle est le même que partout ailleurs
Des portiques électroniques à lecture automatique des plaques contrôlent les deux zones. Le principe est celui vérifié à Rome, Florence, Milan, Naples et Bologne : autorisation attachée à la plaque, valable sur des plages définies, procès-verbal automatique en cas de transit non autorisé.
Rien ne vous arrête au moment du passage. C'est ce qui explique qu'un séjour puisse accumuler plusieurs infractions avant que la première ne soit connue.
L'argument qui règle la question
11 131 764 passagers à Linate en 2025, huitième aéroport italien, pour un aéroport situé aux portes de Milan et exploité par SEA. Le réseau urbain fait le reste.
Un séjour milanais sans voiture ne demande aucun compromis : ni Area C, ni Area B, ni recherche de stationnement, ni frais de dossier de loueur. La voiture ne devient utile que pour quitter la ville, vers les lacs ou vers les vallées.
Voir Milan, les aéroports de Milan et les ZTL en Italie.
FAQ
Quelle différence entre l'Area C et l'Area B à Milan ?
Peut-on payer l'Area C et être quand même verbalisé ?
Jusqu'à quand peut-on payer l'Area C après coup ?
Quelle part de la pollution l'Area B vise-t-elle ?
Faut-il une voiture pour un séjour à Milan ?
Sources (4)
- 17,5 · 3 · 4,5Comune di Milano; doc 2 · a revoir avant le 2027-06-30
- 265 %Comune di Milano · a revoir avant le 2027-06-30
- 3Roma Servizi per la Mobilita' (Roma Capitale); Comune di Firenze; Comune di Milano; Comune di Napoli · a revoir avant le 2027-09-01
- 411 131 764 · 4,5 % · 8Assaeroporti; ENAC · a revoir avant le 2027-06-30
Mis a jour le 2026-09-03
