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La bactérie qui a redessiné le Salento

Xylella fastidiosa a été détectée sur les oliviers du Salento en octobre 2013, premier cas documenté en Europe : la souche ST53, dite CoDiRO, provoque le dessèchement rapide de l'olivier.

Octobre 2013, premier cas européen

La bactérie a été détectée sur des oliviers des Pouilles en octobre 2013. C'est le premier cas documenté de Xylella fastidiosa en Europe.

La sous-espèce est pauca, la souche ST53, connue sous le nom de CoDiRO, pour complexe du dessèchement rapide de l'olivier. Le symptôme donne son nom au phénomène : l'arbre sèche, puis meurt.

La variété Leccino est identifiée comme tolérante. C'est sur elle que reposent les replantations, et c'est la raison pour laquelle les jeunes oliveraies du Salento n'ont pas la même silhouette que les anciennes.

Le chiffre que personne ne publie proprement

Aucune source primaire lisible ne donne le nombre d'oliviers morts, et cette page n'en avance donc aucun.

Le portail régional dédié à l'urgence n'est pas consultable : son certificat de sécurité ne correspond pas au nom de domaine et la page d'accueil renvoie vers une authentification. Les arrêtés qui délimitent les zones sont publiés au bulletin officiel régional en PDF que nous n'avons pas pu convertir en texte.

La superficie exacte des zones délimitées reste donc non vérifiée. C'est un cas où l'information existe, elle est publique en droit, et elle est inaccessible en pratique.

Plus de 15 millions d'euros et une bande réduite de 5 à 2 km

La Région des Pouilles a engagé plus de 15 millions d'euros pour le plan d'action de lutte contre la Xylella fastidiosa 2024-2026.

En application du règlement UE 2024/2504, elle a réduit de 5 à 2 km la largeur de la bande de la zone infectée sur laquelle s'appliquent les mesures de confinement. Le suivi et le monitorage sont confiés à l'ARIF, l'agence régionale pour l'irrigation et les forêts.

Des indemnisations sont prévues à la fois pour les pépiniéristes et pour les producteurs touchés par les mesures phytosanitaires. Le dispositif est donc économique autant que sanitaire.

696 espèces hôtes, 88 familles botaniques

La base de données des plantes hôtes de l'EFSA recense 696 espèces réparties dans 88 familles botaniques, agrumes, vigne et nombreuses ornementales comprises.

Ce nombre n'est pas stable : il augmente à mesure que de nouvelles espèces sont testées. Toute citation de ce chiffre doit porter sa date, faute de quoi elle sera fausse dans deux ans.

C'est aussi ce qui explique la sévérité des règles européennes sur le transport de végétaux depuis les zones délimitées, y compris pour un particulier qui rapporterait un plant dans son coffre.

Pourquoi la maladie avance

Aucun traitement curatif n'existe contre Xylella fastidiosa : les mesures publiques consistent à contenir la propagation, pas à soigner les arbres atteints.

Le vecteur est un insecte piqueur, ce qui explique la logique des zones tampons et le calendrier des travaux agricoles imposés aux exploitants. La bande de confinement, réduite de 5 à 2 km, est un arbitrage entre coût pour les propriétaires et vitesse de progression.

C'est un sujet politiquement lourd dans la région, et les prises de position sur l'abattage sont vives. Nous décrivons ici le cadre réglementaire, pas le débat.

Ce que voit un visiteur français aujourd'hui

Les Pouilles affichent un indice de préférence français de 2,48, contre 0,98 pour la Toscane : ce marché y va déjà beaucoup, et il y va souvent pour le paysage agricole autant que pour la mer.

Ce paysage a changé par endroits. Selon le tronçon de route, vous verrez des oliveraies intactes, des arbres morts encore debout, des souches arrachées ou des plantations récentes alignées différemment.

Rien n'est fermé, rien n'est interdit, et il n'y a pas de risque pour les personnes. Ce qui est en jeu est agricole et économique, pas sanitaire au sens humain. Voir les Pouilles et Lecce.

Sommaire

FAQ

Qu'est-ce que la Xylella fastidiosa ?

Une bactérie détectée sur les oliviers du Salento en octobre 2013, premier cas documenté en Europe. Il s'agit de la sous-espèce pauca, souche ST53, dite CoDiRO, qui provoque le dessèchement rapide de l'olivier et sa mort.

Le paysage des Pouilles a-t-il changé ?

Sur des portions entières du Salento, oui. La maladie tue l'arbre, et les oliveraies séculaires que les visiteurs viennent voir ne sont plus là partout. Aucun chiffre officiel d'arbres morts n'a été trouvé sur une source primaire lisible, et nous n'en publions donc pas.

Que fait la Région des Pouilles ?

Elle a engagé plus de 15 millions d'euros pour le plan d'action 2024-2026 et a réduit de 5 à 2 km la bande de la zone infectée où s'appliquent les mesures de confinement, en application du règlement UE 2024/2504. Le suivi est confié à l'agence régionale ARIF.

Peut-on encore visiter le Salento ?

Oui, rien n'est fermé ni interdit. Ce qui change est visuel : selon les tronçons de route, vous verrez des oliveraies vivantes, des arbres morts sur pied ou des replantations récentes de variétés tolérantes comme le Leccino.

D'autres cultures sont-elles menacées ?

La base de données de l'EFSA recense 696 espèces hôtes réparties dans 88 familles botaniques, dont les agrumes, la vigne et de nombreuses plantes ornementales. Ce nombre augmente avec les publications scientifiques : il est à revérifier régulièrement.

Sources (3)

  1. 1EFSA - Autorita' europea per la sicurezza alimentare · a revoir avant le 2027-12-31
  2. 2Regione Puglia - Ufficio stampa · a revoir avant le 2027-06-30
  3. 32,51 · 2,01 · 2,52ISTAT, I flussi turistici anno 2024 · a revoir avant le 2027-07-31

Mis a jour le 2026-09-03