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Les routes d'herbe traversent une ville romaine

Le tratturo Pescasseroli-Candela, l'une des grandes voies d'herbe de la transhumance, traverse l'aire archéologique romaine d'Altilia-Saepinum, à Sepino.

Une voie d'herbe qui passe dans un site romain

Le tratturo Pescasseroli-Candela est l'une des grandes voies d'herbe de la transhumance, et il traverse l'aire archéologique romaine d'Altilia-Saepinum. Le chemin de troupeaux n'a pas contourné la ville antique : il la traverse encore.

La ville romaine est née exactement au croisement de deux axes, le tratturo et la route qui descendait du massif du Matese vers la plaine du Tammaro. Ce sont ces deux directions qui ont fixé l'emplacement et le plan de la cité.

Autrement dit, la voie d'herbe est antérieure à la ville. Les Romains ont construit sur un carrefour qui existait déjà, et le carrefour a survécu à la ville.

Saepinum : 8 h 15-19 h 15, entrée gratuite en 2026

L'aire archéologique ouvre tous les jours de 8 h 15 à 19 h 15, avec une dernière entrée trente minutes avant la fermeture, et l'entrée est temporairement gratuite depuis le 1er mars 2026 en raison de travaux.

Le tarif ordinaire est de 10 € plein et 2 € réduit pour les 18-25 ans, avec gratuité avant 18 ans et une carte annuelle à 20 €. La gratuité actuelle est provisoire par définition : elle prendra fin avec les travaux.

Attention aux sources contradictoires sur ce site : le portail national du ministère affiche 10 €, la fiche régionale affiche « gratuit ». C'est le gestionnaire, le parc archéologique de Sepino, qui tranche en expliquant la gratuité temporaire.

Ce que le site contient

Le forum, la basilique, le théâtre, les murs et les tours sont en place, avec quatre portes urbaines dont la Porta Bojano et la Porta Terravecchia.

La conquête romaine de la zone date de 293 avant notre ère, pendant la troisième guerre samnite. Le site que l'on visite est postérieur, mais il occupe un lieu qui comptait déjà pour d'autres raisons.

La particularité de Saepinum n'est pas sa taille : c'est qu'il n'y a rien par-dessus. Aucune ville moderne ne s'est installée sur la ville romaine, ce qui est rare en Italie et explique la lisibilité du plan.

La France est dans l'inscription depuis 2023

La transhumance est inscrite depuis 2019 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, sur candidature de l'Italie, de l'Autriche et de la Grèce, et l'inscription a été étendue en 2023 à dix États.

Parmi ces dix figurent l'Albanie, l'Andorre, la Croatie, la France, le Luxembourg, la Roumanie et l'Espagne. Un lecteur français regarde donc ici une pratique dont son propre pays est co-porteur depuis 2023.

L'inscription vise la pratique, pas les chemins. C'est une distinction juridique qui a une conséquence concrète : marcher sur un tratturo n'est pas marcher dans un bien du patrimoine mondial, ce sont deux dispositifs différents.

Marcher là où marchaient les troupeaux

Les tratturi ont été dimensionnés pour des troupeaux et non pour des charrettes : aucune route de campagne n'a leur largeur.

Cette largeur est ce qui rend leur tracé encore lisible aujourd'hui dans les champs, même là où l'herbe a cédé la place à une piste agricole. C'est aussi ce qui explique les batailles juridiques sur leur statut foncier, restées vives jusqu'à aujourd'hui.

Pour un marcheur, la difficulté n'est pas le relief mais le balisage : le réseau n'est pas un sentier de grande randonnée et il ne se parcourt pas avec une carte de topoguide français.

Ce que les sources ne disent pas

Aucune des pages officielles consultées ne nomme le Molise ni ne quantifie les tratturi, et la formule « le réseau le plus étendu » ne repose sur aucune source que nous ayons pu vérifier.

Les longueurs en kilomètres des tratturi Pescasseroli-Candela et Celano-Foggia ne sont pas publiées par une source officielle ouverte. Nous ne les inscrivons donc pas, alors qu'elles circulent partout.

Ce que l'on peut dire avec certitude : en Abruzze, le Tratturo Magno reliait L'Aquila à Foggia, et son terminal nord se trouvait contre la basilique de Collemaggio. Voir Saepinum et le Molise.

Sommaire

FAQ

Qu'est-ce qu'un tratturo ?

Une large voie d'herbe utilisée pour la transhumance saisonnière des troupeaux entre montagne et plaine. Le tratturo Pescasseroli-Candela est l'un des grands axes de ce réseau, et il traverse l'aire archéologique romaine d'Altilia-Saepinum, à Sepino.

La transhumance est-elle inscrite à l'UNESCO ?

Oui, depuis 2019, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel, sur candidature de l'Italie, de l'Autriche et de la Grèce. L'inscription a été étendue en 2023 à dix États, dont la France.

Peut-on visiter Saepinum ?

L'aire archéologique d'Altilia-Saepinum ouvre tous les jours de 8 h 15 à 19 h 15, dernière entrée trente minutes avant la fermeture. Depuis le 1er mars 2026 l'entrée est temporairement gratuite pour cause de travaux, le tarif ordinaire étant de 10 € et 2 € en réduit.

Pourquoi une ville romaine sur un chemin de troupeaux ?

Parce que la ville est née précisément au croisement du tratturo et de la route venant du massif du Matese vers la plaine du Tammaro. Ce sont ces deux axes qui ont déterminé la fondation et le plan urbain de la cité romaine.

Où marcher sur un tratturo aujourd'hui ?

Le réseau traverse l'Abruzze et le Molise, et le Tratturo Magno reliait L'Aquila à Foggia. Les longueurs exactes de ces itinéraires ne sont pas publiées sur une source officielle que nous ayons pu lire, et nous n'en donnons donc aucune.